interdit

1. interdit, ite [ ɛ̃tɛrdi, it ] adj.
• mil. XVe; enterdit « excommunié » 1383; de interdire
1Non autorisé. « Ici, tout ce qui n'est pas interdit est obligatoire » (Duhamel). Passage interdit. Sens, stationnement interdit. Film interdit aux moins de douze ans. Reproduction interdite. Port d'armes interdit. prohibé. Trafic interdit. illégal. « La passion interdite, l'amour inavouable » (Rougemont). illicite. Ne parlez pas de cela, c'est un sujet interdit dans cette maison. tabou (cf. Il ne faut pas parler de corde dans la maison d'un pendu).
2(Personnes) Prêtre interdit. Elle est interdite de séjour. N. m. Un interdit de séjour. banni , arg. tricard. Anc. dr. Aliéné interdit. Subst. Incapacité des interdits ( incapable) . Par ext. Journaliste interdit d'antenne. Être interdit bancaire, interdit de chéquier.
3(1587) Très étonné. ahuri, confondu, déconcerté , déconfit, ébahi, interloqué, pantois, stupéfait, stupide. Elle les planta là, tout interdits. « En amour [...] il est bon d'être interdit » (Pascal).
interdit 2. interdit [ ɛ̃tɛrdi ] n. m.
interdite 1420; entredit 1213; lat. interdictum
1Relig. Sentence ecclésiastique défendant la célébration des offices divins et l'usage de certains sacrements, soit à un ministre du culte (interdit personnel), soit dans un lieu déterminé (interdit local). Jeter, prononcer l'interdit.
2(1840) Condamnation visant à exclure. Prononcer l'interdit contre qqn. exclusive. Jeter l'interdit sur (qqn, qqch.) (cf. Mettre à l'index, en quarantaine). Frapper d'interdit un produit. boycotter. Lever l'interdit.
3Plus cour. Interdiction émanant du groupe social ou d'une instance psychique. tabou. Respecter, transgresser les interdits. « Elle se moque des scrupules. Elle brave les interdits » (Sarraute). Interdit alimentaire, sexuel, imposé par une religion, une croyance... Les « interdits qui frappent le discours de la sexualité » (Foucault).

interdit nom masculin (latin interdictum) Condamnation absolue qui met quelqu'un à l'écart d'un groupe : Jeter l'interdit sur quelqu'un. Impératif institué par un groupe ou une société, qui prohibe un acte ou un comportement : Il brave tous les interdits par non-conformisme. Censure religieuse qui prive les fidèles d'un certain nombre de biens spirituels, sans pour autant les couper de la communion avec l'Église. ● interdit (synonymes) nom masculin (latin interdictum) Condamnation absolue qui met quelqu'un à l'écart d'un groupe
Synonymes :
interdit, interdite nom (de interdire) Personne frappée d'une interdiction par décision judiciaire ou par une autorité religieuse : Les interdits de séjour.

interdit, ite
adj. et n. m.
rI./r adj.
d1./d (Choses) Défendu. Film interdit aux mineurs.
d2./d DR CANON Frappé d'interdit (sens II, 1). Prêtre interdit.
|| n. m. DR Un interdit de séjour.
d3./d Déconcerté, décontenancé. Demeurer interdit.
rII./r n. m.
d1./d Jeter l'interdit sur: prononcer l'exclusive contre (telle ou telle personne ou chose).
Lever l'interdit: mettre fin à une interdiction, une censure.
d2./d Règle sociale qui proscrit une pratique, un comportement. Les interdits touchant l'inceste.Syn. tabou.

I.
⇒INTERDIT, -ITE, part. passé et adj.
I. — Part. passé de interdire.
II. — Adjectif
A. — [Appliqué à une chose]
1. Qui est interdit, défendu par la morale ou par la loi; non autorisé, illégal, illicite. Accès, stationnement interdit; pêche, chasse interdite; reproduction interdite; amour interdit. En arrivant en vue du bois, nous rencontrâmes un sentier gardé par un écriteau sur lequel ou pouvait lire : « Passage interdit » (DUHAMEL, Notaire Havre, 1933, p. 68) :
1. Tout se passe comme si la vie psychique se sentait entravée par certaines obsessions, pénibles ou interdites, ou même simplement paralysantes du fait de leur importance excessive, et qu'elle ne puisse se soulager de leur poids qu'en les « réalisant », qu'en les faisant passer par un véritable transfert, dans un objet qui, en même temps, les figure et les fixe.
HUYGHE, Dialog. avec visible, 1955, p. 377.
P. méton. Dont l'accès, l'usage, la publication est interdite. Lieu, sens interdit; journal interdit; film interdit aux moins de dix-huit ans. Sans hésiter une seconde, cet homme nous conduisit à un compartiment interdit aux fumeurs où trois suceurs de pipes envoyés par saint Christophe nous gardaient nos places (BLOY, Journal, 1902, p. 110). Il est fâché que le ciel cesse d'être un lieu réservé, une zone interdite, où les rêves de l'homme pouvaient errer précisément parce que l'homme n'y entrait pas (ROMAINS, Hommes bonne vol., 1932, p. 160).
2. PHYSIQUE
a) Bande interdite. Bande ne comportant aucun niveau d'énergie pouvant être occupé par l'électron. La théorie des bandes donna la clé de la distinction entre isolants et conducteurs, entre électrons liés et électrons semi-libres (...). L'idée fondamentale est qu'une bande complètement remplie ne participe pas à la conduction : les niveaux voisins de ceux d'un électron sont tous occupés et le champ électrique ne peut pas lui communiquer une énergie suffisante pour franchir la bande interdite (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 2, 1964, p. 304).
b) Raie interdite. Raie ne correspondant à aucune transition entre niveaux d'énergie possibles pour l'électron. [Le] coronium dont B. Edlén identifia les raies avec les raies interdites d'atomes métalliques fortement ionisés (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 2, 1964p. 541).
B. — [Appliqué à une pers.]
1. DR. À qui l'exercice de ses fonctions ou de ses droits est interdit.
a) Prêtre interdit ou, subst. masc., un interdit. (Prêtre) qui a été frappé d'interdit (v. interdit, subst. A 1). Un curieux personnage de prêtre, l'abbé Migne, un brasseur de livres catholiques. Il a monté à Vaugirard une imprimerie, toute pleine de prêtres interdits comme lui, de sacripants défroqués, de trompe-la-mort en rupture d'état de grâce (GONCOURT, Journal, 1864, p. 74). Je vois que vous êtes amateur, mais vous ne savez pas ce que savent tous les prêtres, même les interdits, même les déroutés (AUDIBERTI, Ampélour, 1937, p. 94).
b) Qui a été frappé d'interdiction (v. ce mot B) par jugement. Jasmine interdite de séjour dans la capitale par décision des autorités (CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p. 223). Certains individus, bien qu'inscrits sur les listes électorales, ne sont pas admis au vote. La loi, qui leur reconnaît la jouissance du droit de vote puisqu'elle leur permet l'inscription sur les listes les frappe d'une incapacité d'exercice. Tel est le cas des aliénés non interdits mais internés dans un établissement psychiatrique public (VEDEL, Dr. constit., 1949, p. 350).
Emploi subst. masc. Il sera pourvu à la nomination d'un tuteur et d'un subrogé tuteur à l'interdit, suivant les règles prescrites au titre de la minorité, de la tutelle et de l'émancipation (Code civil, 1804, art. 505, p. 93). Le préfet a la surveillance des interdits de séjour dans les localités interdites à titre général, et dans celles interdites à titre particulier (BARADAT, Organ. préfect., 1907, p. 281).
2. Littér. Fortement troublé, paralysé par la stupeur. Synon. stupéfait, déconcerté, interloqué. Demeurer, rester interdit; être tout interdit; être interdit de qqc. Je touchais à ma conclusion quand le mot eut le malheur de me manquer, l'absence atteignit bientôt jusqu'à l'idée, et me voilà muet, interdit, sans plus savoir ni ce que je voulais, ni même où j'étais (LAS CASES, Mémor. Ste-Hélène, t. 1, 1823, p. 808). Marie-Louise et Firmin étaient interdits comme moi. Nous restions sans mot dire. Elle sentit notre gêne et s'arrêta (ALAIN-FOURNIER, Meaulnes, 1913, p. 232) :
2. Quand l'homme s'en ira dans la nuit solennelle,
Encor tout étourdi d'être ainsi revenu,
Encor tout interdit d'être ainsi pauvre et nu,
Encor tout engoncé dans sa gaine charnelle;
Encor tout ahuri que ce jour soit venu,
Mal réaccoutumé de se servir de soi,
Déjà tout envahi du regret revenu,
De ne plus être un homme et ne plus être un roi...
PÉGUY, Ève, 1913, p. 753.
[P. méton., appliqué à ce qui appartient à la pers.] Regard interdit; vue interdite. Il avait les bégaiements, la sueur pâle, les mains interdites et tremblantes [d'un voleur] (A. DAUDET, Évangéliste, 1883, p. 224).
Prononc. et Orth. : [], fém. [-it]. Att. ds Ac. dep. 1694. Fréq. abs. littér. : 1 654. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 2 122, b) 1 738; XXe s. : a) 2 000, b) 3 084.
II.
⇒INTERDIT, subst. masc.
A. — DROIT
1. DR. CANON. Censure prononcée par une autorité ecclésiastique (le pape ou l'évêque) contre une personne, un groupe de personnes, une localité. Encourir l'interdit; frapper d'interdit; fulminer un interdit; lancer l'interdit sur qqn, sur une ville; lever l'interdit. Il fallait faire cesser le culte, fermer les portes des temples, mettre les églises en interdit, ordonner aux prêtres de ne plus administrer les sacrements (CHATEAUBR., Mém., t. 2, 1848, p. 394). Le roi de Prusse, l'empereur d'Autriche et mon maître le tsar Alexandre, tous trois illuminés comme nous, ont obtenu que la sentence d'interdit frappe celui dont l'ambition monstrueuse opprime l'Allemagne depuis huit années (ADAM, Enf. Aust., 1902, p. 144). V. censure II B 2 a ex. de Barrès :
1. L'an 1197, le pape Célestin III, dont la décision fut reprise par le pape Innocent III en l'an 1200, jeta l'interdit sur le royaume de France. Le texte de la condamnation nous a été conservé. Il suffit de le lire et d'y relever la mention de chacun des actes de la vie religieuse qui s'y trouvent suspendus pour avoir une idée de ce qui représentait aux yeux des fidèles l'essentiel de la fonction ecclésiastique...
FARAL, Vie temps st Louis, 1942, p. 41.
Interdit personnel. Censure qui défend à un prêtre l'exercice de son ministère ou prive un fidèle de certains biens spirituels (sacrements, sépulture religieuse) (d'apr. Foi t. 1 1968).
Interdit local. Censure qui défend la célébration du culte, l'administration de certains sacrements dans une localité donnée (d'apr. Foi t. 1 1968).
Au fig. (dans certaines expr.). Mettre en interdit, jeter l'interdit sur qqn, qqc. Exclure quelqu'un d'une société, rejeter quelque chose de l'usage. Synon. mettre en quarantaine, mettre à l'index, prononcer l'exclusive contre. [Des] oripeaux poétiques à la mode dont il [Racine] ne répudie pas l'étalage, en le rajeunissant à peine, sans se douter de l'interdit déjà prononcé par Pascal et que va faire exécuter Boileau (SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. 5, 1859, p. 448). Dans ces domaines qui semblaient pour lui frappés d'interdit, l'homme s'est avancé; mais pas partout du même pas. La force d'impulsion qui a poussé l'humanité hors de ses limites naturelles, s'est exercée inégalement suivant les régions (VIDAL DE LA BL., Princ. géogr. hum., 1921, p. 22) :
2. Comme le prince de Guermantes avait pendant de longues années empêché sa femme de recevoir Mme d'Orvillers, celle-ci, quand l'interdit fut levé, se contenta de répondre aux invitations, pour ne pas avoir l'air d'en avoir soif, par de simples cartes déposées.
PROUST, Sodome, 1922, p. 721.
2. DR. CIVIL. Synon. de interdiction (v. ce mot B). Le conseil judiciaire se passe à peu près comme l'interdit (DRUON, Gdes fam., t. 2, 1948, p. 183).
B. — [Dans les sc. hum. et dans la lang. cour.] Contrainte imposée par une autorité, un groupe social, ou que l'individu s'impose à lui-même, et qui interdit la pratique de certains actes, l'usage de certaines choses. Synon. tabou. Interdits sociaux, moraux; interdits alimentaires, sexuels; interdits linguistiques. Il faut laisser à Musset ce qui lui appartient : il contente le vague de la souffrance et du désir chez un enfant, pareil à celui que je revois derrière les barreaux des scrupules, des interdits de la famille, des maîtres aux yeux crevés, qui ne comprennent pas, prisonniers d'une terre aride, brûlante et triste (MAURIAC, Mém. intér., 1959, p. 58). Les interdits religieux islamique et israélite excluent pratiquement l'élevage du porc des rives asiatique et africaine de la Méditerranée comme des autres états du Proche-Orient (WOLKOWITSCH, Élev., 1966, p. 38) :
3. Le droit [d'après Durkheim], primitivement rattaché aux interdits religieux dont la violation s'accompagne de réprobation publique, s'assouplit et laisse une place aux initiatives individuelles lorsque les interdits magiques, dont la violation n'a que des conséquences causales directes, commencent à faire concurrence aux tabous religieux et à les limiter.
Traité sociol., 1968, pp. 178-179.
PSYCHANAL. ,,Facteur d'inhibition libidinale, conscient et inconscient`` (Lar. Méd. t. 2 1972). Le sens profond de la cure n'est pas une explication de la conscience par l'inconscient, mais un triomphe de la conscience sur ses propres interdits par le détour d'une autre conscience déchiffreuse. L'analyste est l'accoucheur de la liberté, en aidant le malade à former la pensée qui convient à son mal (RICŒUR, Philos. volonté, 1949, p. 376). Le comportement est tenu pour normal et correct, quand le moi réussit à concilier les exigences du ça, les interdits du surmoi et le donné du principe de réalité (CHOISY, Psychanal., 1950, p. 133).
Prononc. et Orth. : []. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1366 « sentence ecclésiastique défendant la célébration des offices » (doc. ap. H. CAFFIAUX, Nicole de Dury, p. 96, cf. LITTRÉ : un intredit que li eveskes de Cambrai envoya au prouvost et as jurés); XVe s. interdit (JEAN DE STAVELOT, Chron., p. 138 ds GDF. Compl.); 2. 1478-80 jur. « interdiction » (G. COQUILLART, Plaidoyé, 586 ds Œuvres, éd. M. J. Freeman, p. 39); 3. 1840 « condamnation absolue qui met une personne à l'écart d'un groupe » (SAND, Compagn. Tour de Fr., p. 49); 4. 1946 « interdiction émanant du groupe social » (MOUNIER, Traité caract., p. 602). Empr., au sens 1, au lat. médiév. de l'Église interdictum (dep. le XIe s. ds NIERM.; BLAISE Latin. Med. Aev.; LATHAM). Interdictum avait déjà le sens d'« interdiction (en général) » en lat. class. et était employé comme terme de dr. romain. On trouve également, en a. fr., la forme francisée entredit au sens 1 (XIIIe s. d'apr. FEW t. 4, p. 751b). Fréq. abs. littér. : 68.

2. interdit [ɛ̃tɛʀdi] n. m.
ÉTYM. 1213, entredit; du lat. interdictum, p. p. neutre de interdicere.
1 Dr. can. Sentence ecclésiastique défendant la célébration des offices divins et l'usage de certains sacrements, soit à un ministre du culte (interdit personnel), soit dans un lieu déterminé (interdit local). || Fulminer un interdit. || Jeter, lancer, prononcer l'interdit. || Mettre un prêtre, une ville, un pays en interdit. || Lever l'interdit. || Encourir l'interdit. Censure.
1 On craint à Paris qu'il ne vienne quelque chose de plus fort, comme par exemple, un interdit.
Racine, Lettres, 4, 5 sept. 1660.
2 Il apportait des bulles du pape pour mettre de nouveau le royaume en interdit.
Michelet, Hist. de France, IV, V.
2 (1840). || Prononcer l'interdit contre qqn. Exclusive. || Jeter l'interdit sur qqn ou qqch. Index (à l'), quarantaine (en). || Frapper d'interdit un produit de consommation. Boycotter.
3 (…) elle (Mme de Staël) sent que le maître est déjà venu, que la littérature en essai depuis 1795 est en suspicion et sera demain en interdit.
Sainte-Beuve, Chateaubriand…, t. I, p. 59 (1861).
3 (XXe; 1946, Mounier). Plus cour. Interdiction émanant du groupe social ou d'une instance psychique. Tabou. || Tenter de se libérer des interdits. || Interdit de l'inceste (→ Complexe d'Œdipe). || Transgression de l'interdit.Interdit alimentaire, sexuel, imposé par une religion, une croyance…
4 C'est pourquoi la plupart des interdits en vigueur dans les sociétés dites primitives sont en premier lieu des interdits de mélange, étant admis que le contact direct ou indirect, la présence simultanée dans un même local clos, constituent déjà des mélanges.
Roger Caillois, l'Homme et le Sacré, p. 26.
5 Elle se moque des scrupules. Elle brave les interdits. Elle prend ce qui lui convient où bon lui semble.
N. Sarraute, le Planétarium, p. 193.
6 Seul (dans la psychanalyse) le sujet malade est en cause et le seul but est de le libérer des censures et des interdits qui l'oppriment. Ce rôle des interdits a beaucoup préoccupé Freud. C'est pourquoi (…) il s'est spécialement intéressé aux interdits sociaux ou religieux (…).
H. Baruk, De Freud au néo-paganisme moderne, in la Nef, no 31, p. 142.
7 (…) une étude possible : celle des interdits qui frappent le discours de la sexualité. (…) Nous sommes très loin d'avoir constitué un discours unitaire et régulier de la sexualité; peut-être n'y parviendra-t-on jamais et peut-être n'est-ce pas dans cette direction que nous allons. Peu importe. Les interdits n'ont pas la même forme et ne jouent pas de la même façon dans le discours littéraire et dans celui de la médecine, dans celui de la psychiatrie ou dans celui de la direction de conscience. Et, inversement, ces différentes régularités discursives ne renforcent pas, ne contournent ou ne déplacent pas les interdits de la même façon. L'étude ne pourra donc se faire que selon des pluralités de séries où viennent jouer des interdits qui, pour une part au moins, sont différents en chacune.
Michel Foucault, l'Ordre du discours, p. 69-70.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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